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    La décennie du rodage

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    jaiden yugi
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    La décennie du rodage

    مُساهمة من طرف jaiden yugi في الأحد سبتمبر 20, 2009 11:38 am

    La décennie du rodage




    L'auteur du premier but de l’histoire officielle de l'Espérance demeure inconnu.
    Première victoire officielle : le 22 janvier 1920, (2-0) face au Club Sportif des Cheminots.

    Sur le plan sportif, les débuts de l’Espérance furent assez difficile dans le climat de nationalisme exacerbé qui régnait. Surtout que l’arrivée conjuguée de l’Espérance et de l’U.S.T. sur les stades de football n’a fait qu’accentuer les sentiments de dénigrement vis à vis de ces "intrus" et de leur représentativité sociale.

    Cette mentalité rétrograde, mais toujours régnante à l’époque de la colonisation, conduira les musulmans de l’U.S.T. à renoncer à la fusion, confortant les idées de Mohamed Zouaoui. Ainsi l’UST devenait de facto l’héritière du Stade Tunisois et l’Espérance le successeur du Stade Africain.

    Mais cette fois le club ouvert aux autochtones était composé exclusivement de Tunisiens musulmans, de la base (joueurs) au sommet (dirigeants) sans aucune autre forme de participation.

    L’équipe espérantiste pouvait donc afficher sur les stades son originalité, malgré toute la haine et le mépris que suscitait ce nouvel "intrus".
    Sauf qu’à l’époque la compétition officielle n’avait pas encore repris ses droits et les clubs civils se limitaient à des tournois internes qu’ils organisaient sous l’égide de l’USFSA.

    Pour ne pas demeurer en reste, l’Espérance organisa le sien un certain 16 mai 1919 sans pouvoir disputer la première rencontre a cause du forfait de la Flèche Club (F.C). Elle perdra toutefois la demi-finale face au Club Athlétique de la Société Générale Tunisienne (plus connu par ses initiales C.A.T.) futur vainqueur du trophée dénommé Coupe de l’Espérance en disposant du Stade Ferryvillois en finale.

    Ce n’est finalement que le 11 janvier 1920, une année après sa création effective, que l’Espérance jouera son premier match officiel face aux Lutins (1-1) inscrivant son premier but de l’histoire mais dont l’auteur demeurera inconnu. Une semaine plus tard, le 18 janvier 1920 l’Espérance subira une lourde défaite devant le Portland Football Club de Bizerte (P.F.C.B) (1-4).

    Mais la troisième journée va consacrer un événement historique avec la première victoire officielle, le 22 janvier 1920, (2-0) face au Club Sportif des Cheminots.

    Lors des festivité du cinquantenaire de l’Espérance Sportive de Tunis, le président Ali Zouaoui révélera la composition de la première formation alignée par les « sang et or » (alors vert et blanc) selon le dispositif à la mode de l’époque, un gardien de but, deux défenseurs, trois demis et cinq attaquants :

    Gardien de But : Habib Ben Soltane
    Arrière Droit : M’Hamed Zouaoui
    Arrière Gauche : Hassine Bouderbala
    Demi Centre : Tahar Zouari
    Demi Droit : Hédi Kallel
    Demi Gauche : Othmane Ben Soltane
    Inter Droit : Tahar Ben Labiadh
    Inter Gauche : Allala Gaïgi
    Avant Centre : Mohamed Zouaoui
    Ailier Droit : Hassen Bouderbala
    Ailier Gauche : Hédi Ben Ammar.

    Cette équipe était composée de joueurs de tous âges, dont les jeunes fondateurs Mohamed Zouaoui et Hédi Kallel, étant donné qu’il n’y avait alors aucune limite d’âge. Les minimes, cadets et juniors pouvaient donc côtoyer les séniors sans la moindre autorisation médicale ou autre forme de dérogation. Mais la moyenne d’âge de cette première équipe « sang et or » se situait entre 18 et 20 ans.

    Cette équipe possédait aussi la particularité d’avoir engagé deux formations, l’une en « première » l’autre en « réserve » mais comme l’effectif était faible en nombre plusieurs joueurs étaient amenés, lors de la première année, à jouer deux matches le même jour sans le moindre entraînement en cours de semaine.

    C’est vrai qu’à l’époque les familles tunisiennes étaient réticentes à laisser leurs enfants pratiquer le football en raison du climat social ambiant. Et comme les Espérantistes tenaient à leur spécificité nationale, il était difficile d’étoffer l’effectif.

    Ainsi, pour échapper à la réticence, voire à la colère des parents, beaucoup de joueur opéraient sans l’accord de leurs géniteurs et étaient obligés de cacher leur équipement : « godasses », shorts, bas, jambières et maillots chez leurs amis coiffeurs, marchands de légumes et autres commerçants du quartier.
    Mais ni les entraves parentales ni les sentiments xénophobes des colons ne pouvaient contrebalancer le plaisir et la joie des duels sportifs du dimanche qu’ils procuraient à ces footballeurs.

    Par contre le vrai danger venait des coups bas et stratagèmes opérés de ses dirigeants ingénieux, à l’image de Chedly Zouiten qui fut l’un des membres fondateurs de la Ligue Tunisienne de Football et son premier président. Celle-ci remplacera dès 1922 l’Union des Sociétés de Football et des Sports Association (U.S.F.S.A) qui avait jusqu’alors une certaine autonomie dans la gestion des clubs de football.

    Le 5 février 1924, la Ligue recevait donc une lettre provenant de Paris signée par le Secrétaire Général de la F.F.F.A, Henri Delaunay, ordonnant d’annuler purement et simplement les licences délivrées au nom de l’Espérance. La F.F.F.A utilisera comme argument que cette association n’était pas affiliée à la Fédération Française et que de ce fait les licences lui ont été délivrées à tort. En clair, cela voulait dire que l’Espérance était considérée hors la loi.

    Malgré sa position au sein de la ligue, Chedly Zouiten ne pouvait à lui seul contrecarrer la méfiance ni le dédain des autres dirigeants européens et israélite de cette instance.

    Heureusement il trouvera un honnête homme en la personne du Secrétaire Général de la Ligue, Louis Nicolas, pour l’aider à réparer cette injustice qui suscita une colère vive à Tunis. Louis Nicolas répondra à la F.F.F.A dans une lettre datée du 23 février 1924 précisant que l’Espérance, contrairement à ce qui est prétendu, est bel et bien affiliée à la instance française depuis le 4 septembre 1921 sous le numéro 4.823.
    Supporters, joueurs et dirigeants « sang et or » ne devaient respirer que le 10 mars 1924 lorsque la F.F.F.A admettra sa « méprise » en déclarant qu’après investigations, elle avait fini par retrouver dans ses registres la trace de l’affiliation de l’Espérance.

    Le club n’était pas au bout de ses peines puisque, vers la fin de l’année 1925, une crise interne aurait pu s’avérer fatale. A la mi-octobre 1925, une Assemblée Générale portait Mohamed Zouaoui à la Présidence du Club avec comme adjoint directs Hédi Kallel et Laroussi Ben Osmane.

    Ce trio de fondateurs du club est démis de ses fonctions un an plus tard par une équipe se présentant comme plus « intellectuelle » avec comme président Mustapha Kaak, Dr. Mohamed Tlatli et Mokhtar Kotabi vice-président et le toujours inamovible Hattab Belouahchia au poste de Secrétaire Général.

    D’ailleurs l’appellation « sang et or » vient justement de cette fiévreuse Assemblée Générale du 5 décembre 1926.
    On a regretté, en cette période, l’absence de Chedly Zouiten qui après avoir assuré la présidence du club avait quitté le pays à la fin de l’année 1923 pour poursuivre des études de Chirurgie Dentaire en France.

    Mustapha Kaak, avocat de son état, n’est en fait venu à l’Espérance que dans le but de se dédouaner vis à vis de l’opinion publique musulmane qui voyait d’un mauvais œil sa présence au Grand Conseil de l’époque.
    En réalité, maître Mustapha Kaak est resté étranger à la vie active de l’Espérance et qui devait davantage à l’influence du Mohamed Bourguiba, frère aîné du futur président Habib Bourguiba.

    Mohamed Bourguiba a vécu dans l’intimité du club et s’est occupé de tous ses problèmes, il lui a apporté maints secours financiers et a souvent accompagné les équipes de l’Espérance dans leurs déplacements.

    C’était même lui qui avait demandé aux dirigeants et joueurs de l’Espérance d’abandonner les cafés de la ville européenne où ils se réunissaient pour se replier sur Bab Souika et vivre en contact plus direct avec les milieux populaires.
    Ainsi, c’est de cette éopque que date la fièvre « sang et or » qui brûle encore dans les quartiers de Bab Souika, Halfaouine, Bab Saadoun et alentours.

      الوقت/التاريخ الآن هو الجمعة سبتمبر 22, 2017 11:38 pm